Marie-Claude

Publié le par Marie-Claude

Fenêtres sur la cour, médaillons dans la pierre,

Les grotesques ricanent on dirait qu'ils murmurent,

Tritons et diablotins, lions à la mine altière,

Un fronton au blason dominant sur l'azur....


Charme des maisons d'hôtes aux volets délavés

Un perron entouré de vieux rosiers grimpants

Le porche et sa lanterne accueillent l'arrivant

Au milieu du jardin, échoué là, un banc.
 

Dehors le laurier courtise la glycine

Tout un fouillis de vert jusque dans la ruelle

Un magasin de jouet avec des Bécassines


Rubans, cotillon vert et bonnet de dentelle,

Poupées de porcelaine qui rappellent jadis,

Le temps de mon enfance avec un goût d'anis


Derrière une vitrine des zèbres anémiques

Lorgnent d'un oeil éteint un malheureux bédouin,

Galerie de tableaux plutôt du genre « ethnique »

Pour amateurs forcenés de l'art africain...

 

Où est la Mare au Diable, où donc se cache t -elle ?

Au Marais tout là bas ou bien au bord du Lac?

Et George, au bout du compte, est ce donc lui ou elle ?

La réponse est peut être dans ces livres en vrac ?
 

Il faudra y aller voir avec Marcel un jour ,

A l'heure où le soleil descend le long des toits

George, reviendras tu en ces lieux à ton tour ?


Les vieux pavés attendent que les foulent ton pas

Les souvenirs de ces veillées à la chandelles 

Se mêlent aux appâts de la ville nouvelle...


Le Berry d'aujourd'hui te parle d'autrefois

Et les djinns au Marais dansent encor à la brume

Près de la Mare au diable si elle est toujours là

Après le soir tombé, au halo de la lune...
 

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Publié dans Sonnet

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