Gérard & Paul

Publié le par Gérard & Paul

LES POKERS DE ROSE

La scène se passe en extérieur.
Deux personnages arrivent sur scène : l’un est muni d’un micro qu’il recouvre de sa main, l’autre est l’interviewé. Ils sont décontracté, ils se posent,d’un coup le journaliste prend une allure.

Alfred Sérien : Bonsoir, ici Alfred Sérien de TV Oulipo, en direct de Titeville. Commissaire Fouilletrop, que pensez vous de meurtre.
Commissaire Fouilletrop : Cest vraiment monstrueux : il est fait pour moi !
Alfred Sérien : Evidement ! croyez vous que cette sombre histoire de déchets radio-actifs soit en relation avec la victime ? Et si c’est le cas, il faut, bien sûr, chercher à joindre les agents municipaux.
Commissaire Fouilletrop : Disons plutôt : il faut toujours chercher la maire.
Alfred Sérien, cache le micro : On dit maire ou mairesse ? (enlève sa main du micro) Il est évident, cher commissaire, que vous allez remuez tout cela à votre façon, n’est-ce pas ?
Commissaire Fouilletrop : Mais non ! pas comme ça ! tout droit, plus doucement.
Alfred Sérien, en cachant le micro : Nos parties de poker sont encore compromises avec cette enquête. Vous prenez votre boulot trop à cœur.
Commissaire Fouilletrop : Je sais, c’est personnel, mais j‘en ai bien besoin.
Alfred Sérien : Avez-vous idée de qui vous remplacera pour la prochaine partie ?
Commissaire Fouilletrop : Rose.
Alfred Sérien : Et votre auxiliaire, ce sacré Julien, il s’arrange ?
Commissaire Fouilletrop : Que faire de ce sot ?
Alfred Sérien : Tiens, il arrive. Mais, mais, c’est pas possible, il vient d’accrocher une voiture.
Commissaire Fouilletrop : Mais alors, quel gauche ! la votre ou bien la mienne ?
Alfred Sérien : Merde mais c’est ma BM. Quel con ! Bon on continue. (découvre son micro) Commissaire, j’ai pu entendre que ce meurtre serait la conséquence d’une bagarre avec les gitans.
Commissaire Fouilletrop : Une histoire de roms. Il faudrait frapper fort.
Alfred Sérien : Et si les agent municipaux n’avaient apprécié la menace de la victime de révéler à TV oulipo leurs trafics si lucratifs et tellement dangereux pour l’environnement.
Commissaire Fouilletrop : Quel égoïsme ! Cela parait si simple vu de l’extérieur.
Alfred Sérien : Et même limpide. Bonsoir (temps d’arrêt, cache le micro). Allons au camion studio.
Publicité

Publié dans Théâtre booléen

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article